Mardi 20 février 2007
Bonsoir Zoé,
L'absence de chanson marque mon état changeant d'aujourd'hui. Impossible d'en choisir une qui me corresponde encore dix minutes plus tard. Le changement en soi a toujours été pour moi une bonne chose, mais quand il perturbe jusqu'à la vie quotidienne (j'ai faim, ah non j'ai plus faim, ...), il en devient usant.
Je ne sais pas si tu t'es déjà réveillé brusquement un matin, en ayant l'impression de t'être redressée trop rapidement et de t'être viollemment cogné la tête à tes rêves et à tes projets? Cet impression d'espoir sot, ce défaitisme qui m'a saisi au réveil ne me ressemble pas... et pourtant...
Il est toujours plus facile d'être pessimiste. Oui, il peut toujours arriver quelque chose qui fiche tout par terre. Tu projettes une balade? Bien sûr qu'il risque de pleuvoir. Tu veux acheter quelque chose? Bien sûr tu risques de le retrouver en promo dans une vitrine deux rues plus loin. Mais pourtant, le proverbe le dit bien: Qui ne tente rien n'a rien.
Il faut à mon sens toujours (si l'on ne doit jamais dire jamais, évitons aussi les toujours abusifs. Il y a toujours une exception... Oui cette parenthèse est paradoxale, et alors?) préférer prendre des risques.
Mon ennemi aujourd'hui est la probabilité. Sous prétexte que dans un cas sur deux (50% de chances d'arriver positivement où négativement est un compromis courramment admis dans des cas où l'on ne dispose pas de chiffres calculables, exemple typique, la météo), on pourrait ne pas vivre la situation idéale, on en viendrait à renoncer? Pourtant, on a autant de chances de vivre ladite situation idéale... Pourquoi la probabilité négative l'emporte-t-elle dans notre esprit alors que l'on joue régulièrement à Euromillions, où, je le rappelle, il y a une combinaison gagnante sur plus de 76 millions et où l'ensemble des chances de gagner plus que l'on ne joue avoisine les 3% (de mémoire, je n'ai pas refait les calculs récemment.) ?
J'en reviens à mon sujet le plus important: toi.
Ce matin, j'ai été comme assommé par l'évidence des chances de me prendre un rateau mémorable lorsque tu liras enfin ces lignes. Certes, en partant de l'option hasardeuse des 50%, un esprit, même mal réveillé, arrive vite à la conclusion que ces éventualités sont plus probables qu'une fin de type conte de fée à là ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants...
Allez, assommons-nous de pourcentages:
50% de chances que je sois le type de mec qui te conviendrait, 50% de chances que tu me préfères à ton chéri, 50% de chances que la relation à distance ne te freine pas, 50% de chances que la différence d'âge ne te dérange pas, 50% de chances que le regard des autres sur cette différence d'âge ne te pèse pas... avec tout ça, il reste 3,125% de probabilité positive... uniquement avec les facteurs visibles et descriptibles... et là... ce matin, à mes yeux encore collés, ça semblait bien peu...
Deuxième problème qui m'assommait, la peur de te perdre en me déclarant. Ne nous voilons pas la face, il n'est pas rare que des sentiments gâchent une amitié, même fraternelle...
Je crois que cela m'inquiète plus encore que de voir mes sentiments non réciproques, car je tiens à toi, en amie au moins autant qu'en fille de ma vie.
Je me suis posé la question de savoir si moi, je pourrai retrouver de purs sentiments d'amitié pour toi. Et plus j'y réfléchis, plus j'en suis sûr. Certe, pas en une fraction de seconde, mais avec le temps, je sais que j'en suis capable, et que je suis aussi capable de ne pas te faire sentir que ce n'est pas encore tout à fait le cas pendant le temps que cela prendra.
99,9% de probabilités que tu sois quelqu'un de bien, alors j'essaie de me convaincre que le risque de te perdre est faible...
Je me secoue et je redeviens optimiste, même si j'ai du mal à être convainquant.
Lorsque tu allumes une petite bougie dans un coin d'une pièce totalement sombre, l'ombre totale n'a plus sa place nul part dans la pièce, quelle que soit sa taille. Oui, il reste des zones sombres, mais partout, il y a un peu de lumière!
Et puis... les 3,125% de chances de conte de fée, c'est toujours plus de chances d'être gagnant qu' à Euromillions! ;op
Je t'aime Zoé.
L'absence de chanson marque mon état changeant d'aujourd'hui. Impossible d'en choisir une qui me corresponde encore dix minutes plus tard. Le changement en soi a toujours été pour moi une bonne chose, mais quand il perturbe jusqu'à la vie quotidienne (j'ai faim, ah non j'ai plus faim, ...), il en devient usant.
Je ne sais pas si tu t'es déjà réveillé brusquement un matin, en ayant l'impression de t'être redressée trop rapidement et de t'être viollemment cogné la tête à tes rêves et à tes projets? Cet impression d'espoir sot, ce défaitisme qui m'a saisi au réveil ne me ressemble pas... et pourtant...
Il est toujours plus facile d'être pessimiste. Oui, il peut toujours arriver quelque chose qui fiche tout par terre. Tu projettes une balade? Bien sûr qu'il risque de pleuvoir. Tu veux acheter quelque chose? Bien sûr tu risques de le retrouver en promo dans une vitrine deux rues plus loin. Mais pourtant, le proverbe le dit bien: Qui ne tente rien n'a rien.
Il faut à mon sens toujours (si l'on ne doit jamais dire jamais, évitons aussi les toujours abusifs. Il y a toujours une exception... Oui cette parenthèse est paradoxale, et alors?) préférer prendre des risques.
Mon ennemi aujourd'hui est la probabilité. Sous prétexte que dans un cas sur deux (50% de chances d'arriver positivement où négativement est un compromis courramment admis dans des cas où l'on ne dispose pas de chiffres calculables, exemple typique, la météo), on pourrait ne pas vivre la situation idéale, on en viendrait à renoncer? Pourtant, on a autant de chances de vivre ladite situation idéale... Pourquoi la probabilité négative l'emporte-t-elle dans notre esprit alors que l'on joue régulièrement à Euromillions, où, je le rappelle, il y a une combinaison gagnante sur plus de 76 millions et où l'ensemble des chances de gagner plus que l'on ne joue avoisine les 3% (de mémoire, je n'ai pas refait les calculs récemment.) ?
J'en reviens à mon sujet le plus important: toi.
Ce matin, j'ai été comme assommé par l'évidence des chances de me prendre un rateau mémorable lorsque tu liras enfin ces lignes. Certes, en partant de l'option hasardeuse des 50%, un esprit, même mal réveillé, arrive vite à la conclusion que ces éventualités sont plus probables qu'une fin de type conte de fée à là ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants...
Allez, assommons-nous de pourcentages:
50% de chances que je sois le type de mec qui te conviendrait, 50% de chances que tu me préfères à ton chéri, 50% de chances que la relation à distance ne te freine pas, 50% de chances que la différence d'âge ne te dérange pas, 50% de chances que le regard des autres sur cette différence d'âge ne te pèse pas... avec tout ça, il reste 3,125% de probabilité positive... uniquement avec les facteurs visibles et descriptibles... et là... ce matin, à mes yeux encore collés, ça semblait bien peu...
Deuxième problème qui m'assommait, la peur de te perdre en me déclarant. Ne nous voilons pas la face, il n'est pas rare que des sentiments gâchent une amitié, même fraternelle...
Je crois que cela m'inquiète plus encore que de voir mes sentiments non réciproques, car je tiens à toi, en amie au moins autant qu'en fille de ma vie.
Je me suis posé la question de savoir si moi, je pourrai retrouver de purs sentiments d'amitié pour toi. Et plus j'y réfléchis, plus j'en suis sûr. Certe, pas en une fraction de seconde, mais avec le temps, je sais que j'en suis capable, et que je suis aussi capable de ne pas te faire sentir que ce n'est pas encore tout à fait le cas pendant le temps que cela prendra.
99,9% de probabilités que tu sois quelqu'un de bien, alors j'essaie de me convaincre que le risque de te perdre est faible...
Je me secoue et je redeviens optimiste, même si j'ai du mal à être convainquant.
Lorsque tu allumes une petite bougie dans un coin d'une pièce totalement sombre, l'ombre totale n'a plus sa place nul part dans la pièce, quelle que soit sa taille. Oui, il reste des zones sombres, mais partout, il y a un peu de lumière!
Et puis... les 3,125% de chances de conte de fée, c'est toujours plus de chances d'être gagnant qu' à Euromillions! ;op
Je t'aime Zoé.
Par Matthias
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Publié dans : Lettres à Elle
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